L’hommage qui suit est écrit par un des grands fans de l’artiste disparu, mon double musical Pirat’s Coffee, qui parlera sans doute mieux que moi de celui qui a changé sa vie :
“Pourquoi célébrer la mort de James Dewitt Yancey plus connu sous le nom de Jay Dee Aka J Dilla? N’attendons pas le 10 février et célébrons plutôt le jour qui a vu naître l’un des producteurs de musique les plus influents au monde.
Toujours imité, mais jamais egalé, il est souvent surnommé “le producteur favoris de tes producteur favoris”. En effet toutes les grosses têtes de la scène Hip Hop et Nu Soul, ne jurent que par un seul nom: J Dilla! 9th Wonder, Black Milk, Kev Brown, J Rawls, Exile, Nottz, Pharrell, Kanye West le considère comme leur producteur favoris, les nouvelles géneration de Beatmaker: Flying Lotus, Samiyam, Dorian Concept, Hudson Mohawke, Beatmaker Beat, Afta-1, Jneiro Jarel, Elaquent, Exile, Odissee, Onra, KenLo, Chief Beatmaker… etc, tous ont commencé à manipuler les platines et les MPC avec un nom en tête: Jay Dee! J Dilla était plus qu’un artiste, était un génie, véritable perfectionniste de la rythmique, magicien du sample, soulful à souhait, il devint inévitablement le pionnier et le pilier de la Nu-Soul (new Soul) donnant même une autre vision du Hip Hop (cf JayLib).
Producteur de Common, D’Angelo, A Tribe Called Quest, Bilal, Erykah Badu, Talib Kweli, De La Soul, Busta Rhymes, the Pharcyde pour les plus connus, il oeuvra tout au long de sa courte mais néanmoins riche carrière à l’ombre du show buziness, refusant de produire des stars adulées par le public pour 1 Millions (Timbaland le fait bien), il acceptait seulement de produire ses amis, ou les artistes qu’il apréciait.
Qu’on connaissent son nom ou pas, J Dilla a durablement marqué les esprits. Ses beats (instrus, maquettes,
productions) ont tellement été prisées que certaines maisons de disques n’ont pas hesité à le voler. Nous dirons alors plutôt “Toujours imité, souvent exploité, jamais égalé”.
Jay Dee faisait de la musique par amour de la musique et par amour tout simplement, il la chérissait, tant qu’il ne se préoccupait pas de tout le coté “business”, il ne se souciait pas une seconde que plus tard des escrocs gagneraient un Grammy Award à sa place par exemple (cf “Got ’til It’s Gone” de Janet Jackson en 97, injustement crédité à Jimmy Jam et Terry Lewis). Beaucoup de grands classiques de la musique urbaine produit par Jay Dee ont été attribués à des personnes qui n’en était pas les vrais auteurs. J Dilla ne l’a jamais nié sans pour autant donné de nom et en gardant le sourire… impossible aussi de nier que son talent a été exploité a des fins commerciales, il allait chercher le sample qu’il faut, là où n’importe quel autre beatmaker ou producteur de renom n’aurai jamais eu l’idée d’aller chercher.
Il peut être navrant de constater que son talent soit reconnu à sa juste valeur qu’après sa mort, quoi qu’il en soit, on dira cela à toute personne qui ne le connaitrait pas encore: il n’est jamais trop tard! James Yancey est né un 7 Février et décèda des suite d’une maladie grave (Lupus) le 10 Février 2006 à l’âge de 32 ans. Depuis, sa musique perdure à jamais.
REST IN BEATS
A savoir: Il termine sa tournée européenne fin 2005 en chaise roulante, voulant absolument profiter de la chance de remercier une dernière fois ses fans avant de mourir, même si sa condition physique s’en voit dangereusement compromise. Son dernier album (de son vivant) “Donuts” (petit bijou sonore) faisant office de dernier cadeau , a été composé depuis sa chambre d’hôpital.”










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