Bon je m’excuse par avance déjà de poster si tardivement cette interview qui date du 17 octobre 2009 (des soucis techniques m’ont conduite finalement à rédiger cette rencontre…) … mais comme mieux vaut tard que jamais comme on dit hin !(ça c’est l’excuse passe partout :p)
Bon pour vous resituez un peu l’évènement dans le temps et dans les faits : une rencontre atypique avec un des membres du groupe Electric Wire Hustle, Taay Ninh, lors de leur venue en France pendant leur tour d’Europe, dans un petit bar à proximité de la Belleviloise où le reste de la bande répètait, après avoir jouer au Lup (pour info bar à Saint Germain des Prés) la veille. Petit pincement au ventre vite dissipé (ben oui c’était une avant première…je n’avais jamais réalisé d’interview auparavant !) car en face de nous on avait un homme posé et relax et à l’écoute de nos questions (Myriam posait les questions et je filmais ;)). Quinze minutes d’interview passées à une vitesse mais une rencontre mémorable avec des gars au top !
Enfin bref, après mon petit speech est venu le temps de vous faire tourner l’interview :)
Music Saves My Soul (MSMS) : Tout d’abord , pourrais tu presenter Electric Wire Hustle à tes fans?
Taay Ninh (TN) : Mon nom est Taay Ninh et je fais parti du groupe EWH et nous sommes trois originaires de Nouvelle-Zélande.
MSMS : Pourrais tu nous dire quelle serait la meilleure description que tu ferais de chacun des membres du groupe ?
TN : Myele (Manzanza) le batteur est la boîte à rythme, le conducteur du groupe, plein de vie, Mara apporte tout l’esprit soul du groupe grâce à sa voix et moi je fixe un peu tout ensemble en m’occupant du clavier, des samples, des basses et tout ce qui va autour.
MSMS : Quand et comment vous êtes vous rencontrés ?
TN : On s’est rencontrés il y a 2 ans. Myele lorsque je l’ai vu jouer dans un centre commercial, on a commencé à trainer ensemble et au fur et à mesure on a découvert qu’on écoutait le même style de musique, que l’on avait les mêmes influences musicales, en gros que l’on avait la même passion pour la musique et j’ai rencontré Mara un peu plus tard dans l’année, on jouait tous les deux dans des groupes différents et quand il m’a dit qu’il déménageait dans la même ville que moi (Wellington) je lui ai proposé de rejoindre le groupe que j’avais crée avec Myele.
MSMS : Votre musique est un mix de hip hop, psychédélique et soul music, qui est l’instigateur de cette idée ?
TN : Je suis en quelque sorte l’instigateur de cette idée mais c’est vrai que malgré tout c’est notre union qui a fait ce qu’est devenu EWH. C’est une partie de chacun qui est représentée dans le groupe, je ne sais pas vraiment comment l’expliquer tu vois, nous avons tous ramené différentes influences en fait. Myele, son père est congolais et avait l’habitude de jouer du tambour et du djembé, Mara a apporté des influences de soul psychédélique et de blues, son père étant un grand guitariste très porté sur la vague rock des années 70 et sa mère est chanteuse, et ma mère est une chanteuse vietnamienne traditionnelle et mon père est passionné de musique classique.
MSMS : Et est-que ce serait ces différentes influences qui vous on poussé à choisir ce nom pour votre groupe ?
TN : Oui, en fait c’était marrant car à la base je cherchais un nom de groupe pour un autre projet, je voulais trouver quelque chose de rapide et l’idée m’est venue lorsque j’ai écouté l’un de mes albums favoris, le nom semblait unique, qui resterait dans les mémoires, Electric Wire Hustle semblait tout à fait indiqué ! (rires)
MSMS : Lorsque vous travaillez sur un nouveau morceau, pensez-vous à l’effet que celui-ci pourrait avoir sur votre public ?
TN : Oui mais je ne pense pas que nous le fassions systématiquement consciemment. Pour cet album on a eu une approche plus thématique, montrer à notre public notre évolution, ce que l’on était avant et ce que l’on est devenu maintenant, faire partager toutes nos influences mises en commun.
MSMS :Vous êtes déjà internationalement connus et avez déjà travaillé avec pas mal d’artistes réputés tels que Common, Alice Russel, Steve Spacek, etc… Avez-vous prévu dans le futur d’autres super collaborations avec des artistes VIP dont tu aimerais nous faire part ?
TN : (Rires) En effet des « petits » projets sont en vue mais bon il est toujours délicat de parler de choses qui ne sont pas encore arrivées de peur que cela ne se réalise pas, tu vois ? (Rires) Mais il y aura surement de futures collaborations.
MSMS : Avez quelques anecdotes concernant votre tour d’Europe ? Êtes-vous satisfait de la « perception » qu’à votre public sur votre musique ?
TN : Tu ne peux pas t’imaginer toutes les expériences que l’on a eu (Rires). En ce qui concerne cette « perception » , elle a dépassé toutes mes attentes. Dans toutes les villes où nous sommes passés, Londres, Amsterdam, Berlin et aujourd’hui Paris, nous avons vraiment été très chanceux quant au public qui nous recevait, qui nous a fait nous sentir au mieux.
MSMS : Maintenant pour parler de la Nouvelle-Zélande, votre pays d’origine, il faut avouer qu’en France on entend peu parler de la scène hip hop néo-zélandais, avec des artistes tels que vous, Aaradhna, Fat Freddy’s Drop et d’autres… Comment pourriez vous nous présenter votre pays d’un point de vue musical ?
TN : C’est assurément éclectique, le hip hop a évolué ces dix dernières années, le rock et le blues ont toujours eu une forte influence sur la scène musicale néo-zélandaise, mais ces derniers temps on s’aperçoit que le mouvement soul est de plus en plus présent et que des artistes originaires de Nouvelle-Zélande, sont revenus au pays pour travailler sur des projets dans une mouvance similaire. Le fait d’avoir ce retour de nos artistes a permis d’avoir une certaine reconnaissance de ce style musical également.
MSMS : Pour terminer cette interview, y aurait-il des questions que l’on aurait oublié de te poser ?
TN : Eh bien non je crois qu’on a fait le tour (rires)
MSMS : Vraiment ?
TN : Non en fait , la question aurait pu être suis-je suis vraiment excité à l’idée de jouer ce soir à La Belleviloise comme j’ai pu avoir l’air la veille quand j’ai joué au Lup ? La nuit dernière fut fantastique, on a eu un public formidable, ils semblaient tous vraiment à fond dans la musique, ce qui est toujours positif. On avait beaucoup entendu parler de la « retenue parisienne » qui consiste à attendre et voir comment ça se passe avant d’émettre un avis (rires), mais je pense avoir vu des sourires sur les visages du public donc je pense que l’on a pas été si mauvais (rires). Ce soir c’est la dernière représentation du tour et on est vraiment chanceux de jouer au côté de Sara-Creative Partner (ndlr : changement de dernière minute , ce n’était pas prévu qu’ils jouent ce soir là), Dâm Funk et Peanut Butter Wolf, ça ne peut pas être meilleur que ça.
MSMS : Merci Taay pour cette interview et bon show pour ce soir !
Merci pour la vidéo NujazzSpirit! (je vous invite aussi à jeter un coup d’oeil à son blog!): Morceau “Chaser” au Lup le 16 octobre 2009.









Bravo ! bon travail !
Merci